L'essentiel en un coup d'œil
- Un ingrédient d'origine naturelle n'est pas resté à l'état brut : une transformation chimique ne l'exclut pas du calcul, mais elle abaisse son indice.
- L'eau compte pour 1 dans la norme et représente 60 à 80 % d'une formule : un produit aqueux part avec une base élevée.
- La norme ISO 16128 fixe le vocabulaire et la méthode de calcul, mais elle n'est ni une loi, ni un label, ni un seuil à atteindre.
- En publicité, la mention « naturel » suppose en France un contenu d'origine naturelle supérieur ou égal à 95 %.
- Un pourcentage élevé décrit une provenance : il ne dit rien de l'efficacité, de la tolérance, ni de la présence d'allergènes.
Sur nos fiches produit figure un chiffre : 95,78 %, 98,19 %, 99,89 %. C'est le pourcentage d'origine naturelle, calculé par notre laboratoire selon la norme ISO 16128. Il est utile, mais il se lit mal sans savoir ce qu'il mesure — et surtout ce qu'il ne mesure pas.
Un produit affiché à 99 % peut contenir 80 % d'eau. Un autre, à 95 %, peut reposer sur des extraits bien moins transformés. Voici comment ce chiffre est construit, pourquoi 100 % est possible sur une huile et hors d'atteinte sur une crème, comment vérifier un pourcentage annoncé, et le détail produit par produit de nos meilleures ventes.
Que signifie vraiment le pourcentage d'origine naturelle ?
Ce pourcentage indique la proportion d'ingrédients issus de sources naturelles dans une formule : végétaux, minéraux, eau, ou substances d'origine animale comme le miel et la propolis. Le calcul suit une méthode encadrée, mais il laisse une part d'interprétation.
La confusion la plus fréquente tient en une phrase. Un ingrédient « d'origine naturelle » n'est pas forcément resté à l'état brut : il peut avoir subi une transformation chimique importante tout en conservant ce statut.
Le pourcentage d'origine naturelle répond à une question de provenance, pas de bénéfice. Deux produits affichant le même chiffre peuvent avoir des profils très différents : l'un privilégie des extraits peu transformés, l'autre empile des dérivés fortement travaillés mais techniquement admissibles.
Un exemple éclaire la mécanique : l'eau compte pour 1 dans la norme, et elle représente souvent la majeure partie d'une formule. Un produit très aqueux démarre donc mécaniquement haut, sans que cela traduise une composition plus vertueuse.
Décoder ce chiffre demande trois choses : distinguer les termes de l'étiquette, comprendre la méthode de calcul, et connaître le cadre qui encadre les allégations. Les sections qui suivent les traitent une à une.
Naturel, d'origine naturelle, biologique : quelles différences ?
Trois termes reviennent sans cesse sur les emballages, et chacun renvoie à une réalité distincte. Les confondre fausse la lecture du chiffre affiché.
Qu'est-ce qu'un ingrédient naturel ?
Un ingrédient naturel provient directement de la nature et conserve sa structure moléculaire d'origine. Seuls des procédés physiques doux le rendent utilisable en cosmétique : broyage, séchage, distillation, fermentation naturelle, extraction à l'eau.
Ses origines possibles :
- Végétaux : plantes, fleurs, fruits, racines, huiles extraites.
- Animaux : miel, propolis, cire d'abeille.
- Minéraux : argiles, sels, oxydes, poudres minérales.
- Micro-organismes : ferments issus de la fermentation.
Les plantes que nous utilisons et leurs modes d'obtention sont décrits une à une dans notre herbier des plantes ayurvédiques.
Qu'est-ce qu'un ingrédient d'origine naturelle ?
Un ingrédient d'origine naturelle part d'une matière première naturelle, puis subit une transformation chimique autorisée : estérification, hydrogénation, glucosidation. La base reste végétale ou minérale, mais la molécule finale s'éloigne de l'état brut.
Le decyl glucoside de nos shampoings en est l'exemple type : fabriqué à partir d'huile de coco et de sucre de maïs, il n'existe pas tel quel dans la nature. Il est donc d'origine naturelle, pas naturel.
Attention à une idée fausse très répandue. On lit souvent qu'un dérivé fabriqué à partir de plus de 50 % de matière naturelle serait « compté comme 100 % naturel ». Le seuil de 50 % existe, mais il détermine si un ingrédient a le droit d'être appelé d'origine naturelle. Il ne lui donne pas un indice de 1 : cet indice reste calculé à partir de la part de matière naturelle réellement présente dans la molécule finale.
En quoi un cosmétique biologique se distingue-t-il ?
Un cosmétique biologique repose sur des ingrédients issus de l'agriculture biologique, cultivés sans pesticides ni engrais de synthèse, et répond à un cahier des charges contrôlé par un organisme indépendant. Le bio ajoute donc une exigence sur le mode de production, que la naturalité ne couvre pas.
La hiérarchie est souvent inversée dans les esprits : un ingrédient biologique est toujours naturel, l'inverse n'est jamais vrai.
| Statut | Définition | Exemple d'ingrédient | Niveau de transformation |
|---|---|---|---|
| Naturel | Issu de la nature, procédés physiques uniquement | Huile de sésame pressée à froid | Très faible |
| D'origine naturelle | Base naturelle modifiée chimiquement | Coco-glucoside, tensioactif dérivé de coco | Modéré à élevé |
| Biologique | Naturel, et issu de l'agriculture biologique certifiée | Beurre de karité bio | Faible, sans intrant de synthèse |
Nous développons cette distinction, et ce que recouvrent précisément les mentions de nos étiquettes, sur notre page bio et naturel.
Comment la norme ISO 16128 encadre-t-elle le calcul ?
Publiée en deux parties — le vocabulaire en 2016, les règles de calcul en 2017 — la norme ISO 16128 est le principal cadre technique de référence pour mesurer la naturalité d'un cosmétique. Les fabricants l'appliquent sur une base volontaire.
À quoi sert réellement l'ISO 16128 ?
Elle répond à un besoin précis : parler un langage commun. Avant elle, chaque marque définissait à sa façon ce qu'était un ingrédient naturel, et deux formules identiques pouvaient afficher 85 % et 97 %.
L'ISO 16128 n'est ni une loi, ni un label, ni un cahier des charges. Elle n'impose aucun seuil minimal, ne certifie rien, n'interdit aucun ingrédient et ne prévoit aucun audit externe. Elle fournit une méthode de calcul : un outil, pas une garantie.
Comment se calcule le pourcentage d'origine naturelle ?
La norme ISO 16128-2 attribue à chaque ingrédient un indice compris entre 0 et 1, selon son origine et son degré de transformation :
- Ingrédients naturels : issus de la nature par procédé physique. Indice 1.
- Ingrédients d'origine naturelle : dérivés transformés à partir d'une base naturelle. Indice entre 0 et 1, proportionnel à la part de matière naturelle conservée.
- Ingrédients minéraux : argiles, oxydes, sels non transformés. Indice 1.
- Ingrédients d'origine minérale : minéraux modifiés chimiquement. Indice pondéré.
- Ingrédients d'origine pétrochimique : indice 0.
L'eau bénéficie d'un indice de 1. Le pourcentage final est la somme, pour chaque ingrédient, de son poids dans la formule multiplié par son indice. Un ingrédient présent à 0,2 % ne peut donc jamais faire chuter un résultat de plus de 0,2 point.
Un exemple chiffré éclaire la mécanique. Une formule composée de 60 % d'eau, 30 % d'huile végétale et 10 % d'un tensioactif d'origine naturelle d'indice 0,8 donne 60 + 30 + 8, soit 98 %. Le tensioactif transformé, bien que fortement travaillé, ne coûte que 2 points.
Pourquoi 100 % est possible sur une huile, et impossible sur une crème
C'est la question qui revient le plus souvent : pourquoi une marque ne vise-t-elle pas simplement 100 % ? La réponse tient à la présence d'eau.
Un produit anhydre, sans eau, peut atteindre 100 %. Une huile de massage, un baume à lèvres, une huile capillaire ne contiennent que des corps gras. Pas d'eau, donc aucun risque de développement microbien, donc aucun conservateur. Pas de phase aqueuse à marier avec une phase grasse, donc aucun émulsifiant.
Un produit contenant de l'eau ne le peut pas. Toutes les crèmes, tous les laits, tous les shampoings en contiennent, et deux familles d'ingrédients deviennent alors obligatoires :
- Un système conservateur, sans lequel le produit se contaminerait en quelques jours. Le règlement cosmétique européen (CE) n° 1223/2009 impose de démontrer la stabilité microbiologique du produit fini.
- Un émulsifiant, sans lequel l'eau et l'huile se sépareraient dans le pot.
Ces ingrédients existent en version d'origine naturelle — c'est ce que nous utilisons — mais leur indice n'est pas de 1. D'où un plafond réel autour de 99 % pour un shampoing et de 96 à 98 % pour une crème.
Voilà le paradoxe utile à retenir. L'eau compte pour 1 et fait monter la base, mais elle impose en même temps un conservateur et un émulsifiant qui font redescendre le total. Une émulsion affichant 100 % doit donc éveiller la curiosité plutôt que l'enthousiasme : soit le calcul exclut certains ingrédients, soit il utilise l'indice naturel sans le préciser, soit il arrondit.
Ce que représentent les derniers pourcents
Sur nos formules, l'écart entre le chiffre affiché et 100 % correspond à trois familles, toutes déclarées dans nos listes INCI :
- Les conservateurs. Nous en utilisons deux, acceptés par les référentiels bio : le benzoate de sodium et le sorbate de potassium. Ils pèsent quelques dixièmes de pour cent.
- Les émulsifiants et les tensioactifs. Decyl glucoside, coco glucoside : dérivés de coco et de sucre, d'origine naturelle, d'indice inférieur à 1.
- Les composants odorants. Certaines molécules sont naturellement présentes dans les huiles essentielles et doivent être déclarées séparément au-delà d'un seuil réglementaire.
La composition complète, famille par famille, figure sur notre page composition de nos cosmétiques. Les variations de teinte et d'odeur qu'entraînent ces choix sont expliquées dans comprendre les variations de couleur et de parfum.
Quel seuil permet de qualifier un cosmétique de « naturel » ?
Au-delà de la norme, qui reste volontaire, la publicité obéit en France à une règle chiffrée. La Recommandation « Produits cosmétiques » de l'ARPP énonce, en son point 3.1, qu'un produit ne peut être qualifié dans sa globalité de « naturel » ou « d'origine naturelle » que si son contenu, au sens de l'ISO 16128 ou d'un référentiel au moins aussi exigeant, est supérieur ou égal à 95 %.
Retenez ce repère : 95 %. C'est le plancher qui sépare un produit légitimement qualifiable de « naturel » d'un produit qui emprunte le mot sans le justifier. Les 5 % restants laissent la place aux conservateurs et aux agents techniques indispensables.
Attention à ne pas confondre ce seuil avec un taux de bio. Le pourcentage d'ingrédients issus de l'agriculture biologique plafonne souvent autour de 20 %, parce que l'eau — 60 à 80 % d'une formule — ne peut jamais être certifiée biologique, faute de culture associée. Un cosmétique affichant 20 % d'ingrédients bio peut donc traduire un engagement fort. Comparer un taux de bio à un pourcentage d'origine naturelle n'a pas de sens : les deux mesurent des choses différentes, sur des bases incompatibles.
Que dit la réglementation européenne ?
Le règlement cosmétique européen encadre la sécurité des produits, mais il ne fixe aucun seuil chiffré pour le mot « naturel ». Le règlement (UE) n° 655/2013 sur les allégations pose des principes généraux : véracité, loyauté, éléments probants, absence de tromperie. La norme ISO comble un vide technique sans jamais devenir contraignante.
L'application concrète revient aux autorités nationales. En France, la fiche pratique de la DGCCRF sur les produits cosmétiques rappelle qu'une allégation doit reposer sur des éléments vérifiables. Le contrôle intervient après commercialisation, sur signalement ou par sondage.
Deux critères techniques échappent presque toujours à la lecture d'une étiquette : l'origine éventuellement OGM d'une culture, et la dénaturation de l'alcool par des additifs. Ni l'un ni l'autre n'apparaît dans le pourcentage affiché.
Les textes qui s'appliquent à nos produits sont détaillés sur notre page certifications et législations.
Comment vérifier un pourcentage d'origine naturelle ?
Le chiffre repose sur les déclarations du fabricant et de ses fournisseurs. Aucune vérification externe obligatoire ne vient le confirmer : la norme ne prévoit ni audit, ni organisme certificateur. Cela n'en fait pas un chiffre suspect, mais un chiffre qui se vérifie. Cinq réflexes suffisent.
- Demandez lequel des deux indices est affiché. « X % d'ingrédients naturels » et « X % d'origine naturelle » ne sont pas la même mesure, et la seconde donne toujours un chiffre plus élevé. Une marque qui ne sait pas répondre n'a pas fait le calcul elle-même.
- Regardez le format avant le chiffre. Une huile ou un baume à 92 % est étonnant : sans eau, rien n'oblige à descendre si bas. Une crème à 96 % est cohérente. Le type de produit prédit l'ordre de grandeur.
- Croisez avec la liste INCI. Elle est classée par ordre décroissant jusqu'à 1 %. Si Aqua ouvre la liste et qu'un actif vedette figure en fin d'énumération, le pourcentage global ne dit rien de sa concentration.
- Vérifiez la cohérence entre le chiffre et les mots. Un produit affiché à 92 % et présenté comme « naturel » en toutes lettres ne respecte pas le seuil de 95 %.
- Regardez si le chiffre est rattaché à une formule datée. Une reformulation change le résultat : un pourcentage sans référence à la version du produit vieillit mal.
C'est la même logique que pour les applications de notation : deux algorithmes différents produisent deux verdicts opposés sur une formule identique. Nous l'avons détaillé dans Yuka vs INCI Beauty : pourquoi des évaluations si différentes ?
Un pourcentage élevé ne dit rien de l'efficacité ni de la tolérance. Une huile essentielle est parfaitement naturelle et compte parmi les familles les plus allergisantes en cosmétique. À l'inverse, un ingrédient de synthèse peut être très bien toléré. Le pourcentage répond à une question — d'où viennent les matières premières — et à une seule.
Trois produits Loren Kadi qui illustrent la règle
Plutôt qu'un discours, trois exemples pris dans notre gamme. Ils montrent comment le format d'un produit détermine son plafond.
1. Sans eau : le plafond est à 100 %
L'Huile capillaire aux 18 herbes atteint 99,89 % d'origine naturelle. Uniquement des huiles et des plantes infusées, aucune phase aqueuse : ni conservateur, ni émulsifiant à intégrer.
→ Découvrir l'Huile capillaire aux 18 herbes2. Avec de l'eau et des tensioactifs : autour de 99 %
Le Shampoing Purifiant Thé vert & Neem affiche 99,25 %. Les tensioactifs dérivés de coco et de sucre nettoient sans décaper, mais leur indice reste inférieur à 1.
→ Découvrir le Shampoing Purifiant Thé vert & Neem3. Une émulsion : entre 96 et 98 %
La Crème protectrice Santal - Olive - Rose atteint 97,78 %. L'écart avec une huile tient au couple émulsifiant plus conservateur, indispensable à toute crème.
→ Découvrir la Crème Santal - Olive - RoseLe détail de nos cosmétiques les plus vendus
Chiffres calculés par notre laboratoire selon la norme ISO 16128, sur la formule commercialisée. Ils évoluent à chaque reformulation : la fiche produit fait foi. Cette sélection porte sur nos meilleures ventes ; le pourcentage de chaque référence figure sur sa propre fiche.
| Produit | Format | Origine naturelle |
|---|---|---|
| Baume à lèvres Rose pétales | 8 g | 100 % |
| Huile de massage Rose Géranium | 210 ml | 100 % |
| Huile anti-âge Amande Santal Défi | 100 ml | 99,99 % |
| Eau de rose tonique & hydratante | 210 ml | 99,90 % |
| Huile capillaire aux 18 herbes | 100 ml | 99,89 % |
| Masque capillaire Soyeuse Hibiscus Aloevera | 190 g | 99,68 % |
| Crème de corps Gourmandise Chocolat | 100 g | 99,63 % |
| Sérum visage Bee Vital Miel & Propolis | 30 ml | 99,27 % |
| Shampoing Purifiant Thé vert & Neem | 210 ml | 99,25 % |
| Shampoing Hydratant Jasmin Éclat Sensuel | 210 ml | 99,05 % |
| Crème anti-rides Safran Papaye | 50 g | 99,04 % |
| Après-shampoing Henné Aloevera Rose | 210 ml | 98,98 % |
| Shampoing & Après-shampoing Henné Extra Nourrissant | 210 ml | 98,47 % |
| Crème contour des yeux Regard | 13 g | 98,28 % |
| Shampoing cheveux normaux Rose délice & Miel | 210 ml | 98,19 % |
| Crème protectrice Santal - Olive - Rose | 50 g | 97,78 % |
| Masque Éclat jeunesse Papaye | 50 g | ≈ 97 % |
| Crème Golden Lotus toutes peaux | 50 g | 95,78 % |
La lecture du tableau est instructive : les huiles et les baumes occupent le haut, les crèmes le bas. Ce n'est pas une différence de qualité, c'est la conséquence mécanique de la présence d'eau, et donc d'un conservateur et d'un émulsifiant.
Vous retrouvez ce chiffre sur chaque fiche : crèmes et sérums ayurvédiques naturels · shampoings ayurvédiques naturels · savons ayurvédiques naturels · huiles ayurvédiques de massage · masques et gommages ayurvédiques naturels. Notre démarche de sourcing est décrite sur la page notre éthique.
Questions fréquentes sur le pourcentage d'origine naturelle
Qu'est-ce que le pourcentage d'origine naturelle sur les cosmétiques ?
Le pourcentage d'origine naturelle indique la proportion d'ingrédients issus de sources naturelles dans une formule cosmétique : végétaux, minéraux, eau, substances d'origine animale. Il mesure l'origine des matières premières, pas leur état brut ni leur pureté. Un ingrédient transformé chimiquement reste comptabilisé dans le calcul, mais avec un indice réduit proportionnel à la part de matière naturelle conservée.
Qu'est-ce que la norme ISO 16128 pour les cosmétiques naturels ?
La norme ISO 16128 est une norme internationale publiée en deux parties : le vocabulaire en 2016, les règles de calcul en 2017. Elle définit ce qu'est un ingrédient naturel, d'origine naturelle ou minéral, et fixe la méthode de calcul du pourcentage d'un produit fini. Elle n'est ni un label ni une certification : aucun organisme ne contrôle le résultat, et elle n'impose aucun seuil minimal.
Comment calcule-t-on un pourcentage d'origine naturelle ?
Chaque ingrédient reçoit un indice compris entre 0 et 1 selon son origine et son degré de transformation. Le pourcentage du produit fini correspond à la somme des poids de chaque ingrédient multipliés par leur indice. L'eau compte pour 1. Une formule de 60 % d'eau, 30 % d'huile végétale et 10 % de tensioactif d'indice 0,8 affiche ainsi 98 % d'origine naturelle.
Un cosmétique peut-il être 100 % d'origine naturelle ?
Oui, à condition qu'il ne contienne pas d'eau : une huile, un baume ou une poudre peuvent atteindre 100 %. Dès qu'une formule est aqueuse, elle nécessite un conservateur et un émulsifiant dont l'indice est inférieur à 1. Le plafond réel se situe alors autour de 99 % pour un shampoing et de 96 à 98 % pour une crème.
Quel pourcentage faut-il pour parler de cosmétique « naturel » ?
En France, la Recommandation « Produits cosmétiques » de l'ARPP fixe le seuil à 95 % de contenu naturel ou d'origine naturelle, au sens de la norme ISO 16128 ou d'un référentiel au moins aussi exigeant. En dessous de ce seuil, la mention « naturel » appliquée au produit dans sa globalité n'est pas justifiée en publicité.
Un ingrédient transformé chimiquement compte-t-il comme d'origine naturelle ?
Oui, tant que la transformation respecte les procédés définis par la norme et que l'ingrédient conserve une part suffisante de matière naturelle. En revanche, contrairement à une idée répandue, un dérivé issu à plus de 50 % de matière naturelle n'est pas compté comme 100 % naturel : son indice reste proportionnel à la part réellement conservée.
Un pourcentage élevé garantit-il un produit plus efficace ou mieux toléré ?
Non. La norme décrit l'origine des matières premières, pas la performance ni la tolérance d'un produit. Une huile essentielle est parfaitement naturelle et figure parmi les ingrédients les plus allergisants en cosmétique. À l'inverse, un ingrédient de synthèse peut être très bien toléré. Un pourcentage se lit avec la liste INCI, jamais à sa place.
Pour aller plus loin :
Yuka vs INCI Beauty : pourquoi des évaluations si différentes ? · L'avis de l'expert : les conservateurs dans les cosmétiques · Comprendre les variations de couleur et de parfum
Prenez soin de votre peau naturellement avec Loren Kadi !


