Bala — Sida cordifolia (Bala)

Bala, la mauve indienne, est une plante discrète que l'Ayurveda place pourtant très haut : son nom sanskrit signifie « force ». On la reconnaît à son duvet blanc et à ses petites fleurs jaunes au centre orange. En cosmétique, c'est l'extrait de cette fleur qui intéresse, pour les huiles de massage et les soins du corps.
À noter : les informations relatives à la tradition ayurvédique sont données à titre culturel et historique. Elles ne constituent pas des allégations thérapeutiques et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
La plante
- Nom latin : Sida cordifolia
- Nom indien : Bala (sanskrit), Kharinta (hindi)
- Nom commun : Mauve indienne
- Origine : Asie
La mauve indienne est une plante vivace originaire d'Asie. Sa tige, recouverte d'un fin duvet blanc qui la rend douce au toucher, s'élève entre cinquante centimètres et deux mètres selon le sol et l'exposition.
Elle fleurit en été : de petites corolles jaunes au centre orange, qui s'ouvrent le matin et se referment au fil de la journée. Ce sont ces fleurs, cueillies à la main en pleine floraison, que l'on retient pour en tirer les extraits.
Dans la tradition ayurvédique
Les textes classiques rangent Bala parmi les rasayana, ces préparations que la tradition ayurvédique décrit comme régénérantes. Son nom, « force » en sanskrit, dit assez la place qu'on lui accorde ; en hindi, on l'appelle Kharinta.
Dans les textes classiques
- La tradition ayurvédique l'associe au rééquilibrage de Vata, le dosha de l'air et du mouvement.
- Les auteurs anciens la comptent parmi les plantes qu'ils classent comme régénérantes.
Dans les huiles de massage
- Bala est l'une des plantes que l'on fait longuement macérer dans l'huile de sésame, selon un procédé ancien.
- Ces huiles accompagnent les massages du corps, longs et appuyés, traditionnellement pratiqués le matin.
- On les emploie aussi en automassage, un geste quotidien dans de nombreux foyers indiens.
Propriétés cosmétiques
Pour la peau
En cosmétique, l'extrait de fleur de Bala est employé dans les huiles et les soins du corps. On l'apprécie pour son caractère enveloppant : il laisse la peau souple et confortable, et participe à l'aspect ferme des zones qui se relâchent avec le temps.
- Il assouplit la peau et lui rend du confort après une exposition au vent ou au froid.
- Il participe visiblement à l'aspect raffermi de la peau du corps.
- Il laisse un fini satiné, sans lourdeur, une fois l'huile massée jusqu'à absorption.
- Il apporte de la glisse aux huiles, ce qui rend le geste de massage plus facile.
Quelles peaux ? Peaux dévitalisées, relâchées ou en manque de souplesse.
Quelle partie de la plante utilise-t-on ?
C'est la fleur qui est retenue, cueillie en été à l'ouverture de la corolle. Séchée puis mise à macérer dans une huile végétale, ou préparée en extrait, elle livre les composés que la cosmétique recherche. Le reste de la plante relève d'autres usages et n'entre pas dans les formules cosmétiques.
Cette plante entre dans la composition de
- Huile de massage : Magicienne
Autres plantes de l'herbier
- Bhringraj — Eclipta prostrata
- Brahmi — Bacopa monnieri
- Camomille — Chamomilla recutita
- Chaulmoogra — Hydnocarpus kurzii
- Coco — Cocos nucifera

