Shatavari — Asparagus racemosus (Shatavari)

Le shatavari est une asperge sauvage grimpante des régions chaudes de l’Inde, dont le nom sanskrit signifie « celle qui a cent racines ». Ce sont précisément ces racines, longues et robustes, que la tradition déterre, sèche et réduit en poudre. En cosmétique ayurvédique, cette poudre est appréciée pour sa grande douceur : elle hydrate, adoucit et assouplit la peau.
À noter : les informations relatives à la tradition ayurvédique sont données à titre culturel et historique. Elles ne constituent pas des allégations thérapeutiques et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
La plante
- Nom latin : Asparagus racemosus
- Nom indien : Shatavari
- Nom commun : Asperge à grappes, asperge indienne
- Origine : Zones tropicales et subtropicales de l’Inde
Le shatavari est une plante grimpante qui s’appuie sur les buissons voisins pour s’élever. Ce que l’on prend pour ses feuilles sont de fines aiguilles souples qui lui donnent un aspect plumeux très reconnaissable. Ses fleurs, blanches et délicates, laissent place à de petites baies rouges à maturité.
Sous terre, la plante développe de longs rhizomes robustes, si nombreux et si serrés à la base des tiges qu’ils ont donné son nom à l’espèce. Originaire des zones tropicales et subtropicales de l’Inde, elle s’épanouit dans les climats chauds et humides.
Dans la tradition ayurvédique
Peu de plantes portent un nom aussi parlant. « Celle qui a cent racines » dit d’un mot ce que l’on voit en la déterrant : cette masse de rhizomes qui semble sans fin. La tradition ayurvédique lui accorde depuis longtemps une place de premier plan.
Celle qui a cent racines
- Son nom sanskrit réunit shata, le nombre cent, et vari, la racine.
- Il décrit littéralement la touffe de rhizomes qui apparaît quand on déterre la plante.
- On la connaît aussi comme asperge à grappes, en raison de sa parenté avec l’asperge potagère.
Dans l’équilibre des doshas
- Les textes classiques la classent parmi les plantes fraîches et douces.
- La tradition ayurvédique lui attribue un caractère apaisant, associé à Vata comme à Pitta.
- Cette réputation de douceur explique qu’on la retrouve dans les préparations destinées aux peaux délicates.
Dans les gestes de beauté
- La poudre de racine se délaye dans l’eau pour former les pâtes que l’on applique sur la peau.
- On la retrouve aussi mêlée aux huiles végétales des massages du corps.
Propriétés cosmétiques
Pour la peau
Réduite en poudre, la racine se délaye en une pâte souple et glissante, qui s’étale sans tirer. C’est cette douceur qui fait sa valeur en cosmétique : le shatavari nourrit, rafraîchit et apaise.
- Il hydrate la peau et lui laisse une sensation de confort durable.
- Il adoucit et assouplit les peaux rêches ou inconfortables.
- Il apporte une fraîcheur immédiate, réduit les tiraillements et tonifie l’aspect de la peau.
Quelles peaux ? Convient à tous les types de peaux, y compris les plus délicates.
Quelle partie de la plante utilise-t-on ?
C’est le rhizome, c’est-à-dire la racine, que l’on utilise, et lui seul : ni les tiges ni les baies ne sont retenues. Déterré, lavé et séché, il est broyé en une poudre fine que l’on délaye dans l’eau ou que l’on laisse macérer dans une huile végétale.
Cette plante entre dans la composition de
- Soins pour le corps : Huile Amande Santal Défi
- Huile de massage : Huile magicienne

